CONTRACEPTION D’URGENCE Lors d’un rapport sexuel non protégé (absence ou oubli de contraception) ou mal protégé (rupture de préservatif) le risque de grossesse est 30 % chez une femme de vingt ans. La prise rapide d’une contraception d’urgence(ou pilule du lendemain) après le rapport sexuel limite fortement le risque de grossesse. COMMENT ÇA MARCHE ? La contraception d’urgence est une pilule qui s’utilise après un rapport sexuel non protégé. Elle agit principalement en bloquant l’ovulation. Si l’ovulation a déjà eu lieu elle pourrait empêcher l’implantation de l’ovule fécondée. Par contre, elle ne peut pas interrompre une grossesse qui a déjà débuté. CA RESSEMBLE À QUOI ? Le produit le plus utilisé est commercialisé sous le nom de Norlévo. Il se présente maintenant sous la forme d’un comprimé unique qui doit être pris le plus rapidement possible après le rapport sexuel non protégé. Au plus tard dans les 72 heures qui suivent. A QUELLE PÉRIODE DU CYCLE FAUT-IL L’UTILISER ? Une femme qui ne veut pas être enceinte doit utiliser la pilule du lendemain après tout rapport sexuel non protégé, quelque soit la période du cycle menstruel. Même pendant les règles. COMMENT SE PROCURER DU NORLÉVO ? Le Norlévo peut être acheté en pharmacie même sans ordonnance. A la Réunion son prix est d’environ dix euros. Pour les adultes il n’est remboursé que s’il a été prescrit par un médecin. Par contre, il est délivré aux mineures de façon gratuite, anonyme, sans ordonnance ni autorisation parentale.Le Norlévo est également disponible dans les AROF et les PMI et dans les infirmeries scolaires. QUELLES SONT LES CONTRE-INDICATIONS AU NORLÉVO ? Il n’y en a pas. QUELS SONT SES EFFETS SECONDAIRES ? La tolérance est bonne. Il provoque parfois des nausées ou des vomissements (5 % des cas). En cas de vomissements dans les deux heures après l’absorption du comprimé de Norlévo il faut renouveler la prise après avoir pris un médicament contre les vomissements. QUELLE EST L’EFFICACITÉ DU NORLÉVO ? Pris dans les 24 premières heures, il est efficace dans 80 à 95 % des cas. Entre 48 et 72 heures, il n’est efficace que dans 60 % des cas. COMMENT SAVOIR SI LA CONTRACEPTION D’URGENCE A ÉTÉ EFFICACE ? En surveillant les règles. Habituellement les règles surviennent à la date prévue. Elles peuvent parfois être un peu décalées. En cas de retard de règles de plus de cinq jours il faut faire un test de grossesse. De petits saignements peuvent survenir après la prise d’une pilule du lendemain. Il ne faut pas les confondre avec les règles. En cas de doute mieux vaut faire un test. LA CONTRACEPTION D’URGENCE PEUT-ELLE REPLACER UNE CONTRACEPTION CLASSIQUE ? La contraception d’urgence doit rester une exception réservée aux oublis et aux situations d’urgence car elle est moins efficace que la contraception préventive. Néanmoins rien n’interdit de l’utiliser plusieurs fois. TRAITEMENT D’URGENCE APRES EXPOSITION AU VIRUS DU SIDA : QUATRE HEURES POUR REAGIR ![]() Un rapport sexuel non protégé ou un préservatif qui craque ou qui glisse peut être à l’origine d’une transmission du virus du sida. En instituant rapidement un traitement il est possible de bloquer la multiplication du virus et de l’éliminer avant qu’il ne diffuse dans l’ensemble de l’organisme. DANS QUELLES SITUATIONS CE TRAITEMENT EST-IL PROPOSÉ ? A chaque fois que le risque de transmission est élevé, notamment: >>> En cas de rapport sexuel anal ou vaginal non protégé avec une personne séropositive. >>> En cas de rapport anal ou vaginal avec une personne dont on ignore si elle est séropositive mais qui appartient à un groupe dans lequel la fréquence de l’infection à VIH/sida est importante : homosexuels masculins, personne ayant des partenaires multiples, usagers de drogue intra-veineuse, personne ayant vécu dans un pays où l’infection est fréquente (Afrique sub-saharienne, Asie du Sud Est…). >>> En cas de viol. Dans les autres situations le traitement est discuté au cas par cas en fonction d’éléments susceptibles de majorer le risque de transmission du virus (saignement, présence d’IST…). Dans tous les cas la décision de traitement est prise par un médecin spécialiste du sida en fonction du niveau de risque de transmission du virus et après discussion avec le patient. EN QUOI CONSISTE CE TRAITEMENT ? C’est une association de trois ou quatre médicaments anti-rétroviraux (traitement semblable à celui donné aux personnes ayant le sida). Ce traitement est prescrit pendant quatre semaines. C’est un traitement lourd qui peut avoir des effets secondaires. DANS QUEL DÉLAI LE TRAITEMENT DOIT-IL ÊTRE DÉBUTÉ ? Idéalement il doit être débuté moins de quatre heures après le rapport sexuel à risque. Au delas de 48 heures, c’est trop tard. EN PRATIQUE QUE DOIS-JE FAIRE ? la personne qui a pris un risque doit se rendre immédiatement dans un service spécialisé dans la prise en charge des infections à VIH/sida ou aux urgences de l’hôpital le plus proche. Le médecin évaluera le risque de transmission du virus et décidera si un traitement est légitime. CHD FÉLIX GUYON DE SAINT-DENIS Service d’immunologie clinique (Dr Gaud) - Tél. 02 62 90 55 60 Urgences - Tél. 02 62 90 60 70 GHSR, TERRE SAINTE À SAINT-PIERRE Service des maladies infectieuses (Dr Poubeau) - Tél. 02 62 35 91 75 Urgences - Tél. 02 62 35 90 75 HÔPITAL GABRIEL MARTIN, SAINT PAUL Urgences - Tél. 02 62 45 30 15 CLINIQUE DE SAINT-BENOÎT Urgences - Tél. 02 62 50 80 00 Il est conseillé de se rendre aux urgences avec son partenaire. A QUI TÉLÉPHONER SI J’AI BESOIN D’INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES ? Le médecin traitant est un interlocuteur privilégié. Aux heures ouvrables vous pouvez aussi appelez le médecin d’un des services spécialisés. La nuit et les week-ends vous pouvez appeler le médecin des urgences. 24h/24 vous pouvez contacter sida-info-service au 0 800 840 800 de façon anonyme et gratuite à partir d’un téléphone fixe ou vous informer sur www.sida.info.service.org
Il est estimé à 3 % lors des rapports hétérosexuels. Les principales causes sont :
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